vendredi 27 septembre 2013

Cette semaine de rentrée est intéressante.

Cette semaine de rentrée est intéressante.
Passionnante même.
Une annonce de réforme du système de retraite avec plus de cotisations et plus de durée de travail sauf exception de pénibilité.
Mais pas  « davantage de solidarité » par la disparition des régimes de faveur dérogatoire puisqu’il n’est pas possible de hisser le régime général au niveau avantageux de ces régimes (42 nous dit-on ! à voir ! peut être plus encore car il y a des dissimulations possibles).
Cette réforme règlera-t-elle le problème d’équilibre financier ainsi que cela a été promis pour chacune des nombreuses réformes du système de retraite qui ont été faites antérieurement.
Cette nécessaire répétitivité de réformes de plus en plus fréquentes et rapides démontre à elle seule que le problème n’est pas correctement abordé ou compris et/ou les solutions proposées mal élaborées ou trompeuses.
Et pourtant que de prétendus spécialistes au chevet de ce malade visiblement incurable ou mal soigné.
Pourtant, mardi, mobilisation syndicale contre la réforme par les propres supporters de la majorité politique « aux manettes ».
Pas de cotisations supplémentaires pour les salariés.
Pas d’allongement de la durée de cotisations non plus pour la retraite à taux plein.
Alors comment s’en sortir ?
Au surplus, les jeunes actifs « grognent » sévèrement contre le fait de payer des cotisations pour la retraite (des aînés) alors qu’eux-mêmes pressentent  qu’ils n’auront rien.
La fracture générationnelle est en route et quelles que  soient  les majorités actuelles ou futures, elles seront impuissantes à résoudre ce conflit entre générations.
La solidarité intergénérationnelle apparaît alors singulièrement compromise.
Il faut bien être réaliste, et il est vrai qu’à une époque désormais lointaine, les retraités manifestaient une certaine arrogance à bénéficier de ce qui apparaît aujourd’hui comme injuste, en tous les cas inéquitable aux yeux de ceux qui cotisent pour assurer le revenu des retraités.

J’en étais venu, à cette époque là, au vu de la « croisière  (des retraités) s’amuse », à exprimer un raccourci en disant : « ce système ne pourra pas durer, qui prend le nécessaire aux uns pour donner le superflu aux autres ».
Bien sûr les grands parents ont « aidé » les petits enfants puis les enfants, signe d’une dégradation continue des conditions relatives des uns par rapport à celles des autres.
En plus avec l’allongement de la durée de vie, le poids financier global des retraités s’alourdit et on hérite de plus en plus tard à tel point que l’héritage se fait de retraité à retraité.
Plus rien pour la tranche d’âge active qui y puisait, souvent, les moyens d’installer une activité ou de bénéficier d’un moyen d’habitation sans coût.
Le « troisième âge durable » devrait s’imprégner de l’idée qu’énonçait ma propre grand-mère paternelle « il faut faire le bien autour de soi de son vivant », qu’elle complétait  allègrement par « on n’a jamais vu un coffre suivre un corbillard ».
Il ne sert à rien d’avoir da la gratitude et de l’amitié quand on est mort. Et si on en a… !
Et, en plus, toutes les précautions contre les dérapages éventuels des bénéficiaires sont légalement possibles.
Il doit y avoir un retour de solidarité des ainés vers les jeunes.
Alors soyons réaliste juste un moment.
Si les personnes qui partent en retraite voulaient disposer du revenu qu’elles recevraient dans les conditions actuelles en constituant elles-mêmes cette épargne, la plaçant et la consommant pendant  toute leur période de retraite jusqu’à leur mort , il faudrait qu’elles mettent de côté sur leurs revenus réguliers d’actifs (salaires notamment) le double de ce que représentent leurs cotisations « retraite » actuelles.
Et encore, je table sur un taux de placement égal à la croissance mondiale annuelle de 3 à 5% l’an pour que la perspective de placement ne paraisse pas irréaliste.
Ce taux de 3 à 5% de croissance annuelle pour l’économie mondiale est un taux de longue période.
C’est celui qu’évoque l’économiste de gauche Thomas PICKETTY, dans son dernier ouvrage, quand il le compare au taux servi en moyenne sur les rentes de capital, qu’il estime être exagéré voire indécent. Ce qui n’est pas faux.
J’ai toujours considéré que la rente (en général et pas seulement capitaliste) parasitait jusqu'à le tuer, le profit qui est la récompense de l’effort d’innovation, d’intelligence, de prise de risque économique, d’audace, d’action (je n’évoque pas ici la problématique de la répartition de ce profit entre ces « géniteurs », dont les vrais entrepreneurs sont de plus en plus les victimes, parce que numériquement les moins nombreux, donc les moins forts pour faire valoir leur importance sauf à la démontrer dramatiquement par leur disparition ou simplement leur abstention.
C’est ce dernier comportement avant d’arriver au précédent qui caractérise la situation actuelle de la France vouée de l’Europe.
Cette extinction de l’action entrepreneuriale  est la vraie cause de la crise que nous connaissons car le système en cours n’hésite pas contre elle à transformer sa prédation en extermination consciente.
Le problème rencontré aujourd’hui, et aussi depuis longtemps, apparaît ainsi évident.

Alors pourquoi cela n’est-il pas dit ?
Tout simplement parce qu’une telle vérité n’est pas électoraliste !
Alors notre personnel politique ne sait il pas ou sait-il cette réalité économique et financière incontournable ?
Le personnel politique actuel, toutes tendances confondues, est-il menteur, idiot, ou mal conseillé ?
J’ai eu une idée, en considérant cette dernière interrogation et ma certitude exprimée deux paragraphes au dessus de cette interrogation.
A vous de vous faire votre opinion, mais cela ne devrait pas être difficile !
Il faut donc en conséquence et aussi « tordre le cou » à une idée reçue inexacte qui polue la réflexion et le débat public.
L’arrivée importante d’étrangers ne crée pas le problème du déséquilibre du modèle social français  dont les étrangers  bénéficient pourtant.  Ce problème leur est préexistant et durable.
L’arrivée des étrangers ne fait que l’amplifier.
Il est donc stupide de prétendre que l’arrivée des étrangers crée ce problème car c’est masquer le problème lui-même et rendre impossible sa résolution lucide et sereine.
Mais nier l’amplification du problème non résolu par l’arrivée des étrangers est tout aussi stupide et témoigne d’une volonté inexprimée publiquement de faire vaciller l’équilibre fragilisée de la société française au risque de la faire basculer instinctivement dans des extrémités comportementales humainement critiquables.
La population française dans son ensemble n’est pas raciste. Elle est généreuse de ce qu’elle peut mais refuse, de bon sens et d’instinct, d’être prodigue de ce qu’elle ne possède pas, même si on l’intoxique à lui faire croire le contraire par les expédients de l’endettement collectif car elle sait que ce comportement est finalement suicidaire socialement et plus particulièrement pour ces deux piliers que sont la liberté individuelle et le droit de propriété sans lequel, aucune projection individuelle dans l’avenir n’est possible et donc non plus aucun engagement personnel  ne peut être envisagé durablement.
Merci de votre attention
Bonne réflexion et bons commentaires si vous le voulez bien.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire